La transparence est-elle soluble dans l’atlantique?
11 mai 2007
C’est une discussion récente avec notre agence NewYorkaise, lors d’un séminaire de crise destiné à unifier nos pratiques. J’interviens sur l’exigence de transparence en exposant, comme à chaque fois de manière consensuelle en Europe, que ce qui compte avant tout pour une entreprise en crise, c’est de convaincre qu’elle adoptera une attitude de transparence, qu’elle ne craint pas la vérité finale de la crise.
J’ajoute ensuite qu’en faisant celà, l’entreprise en crise s’achète un droit à une parole crédible qu’elle doit utiliser pour développer une stratégie qui ne consiste pas forcément à dire tout ce qu’elle sait, n’importe comment, à n’importe qui. Bref qu’il s’agit avant tout de faire profession de foi de transparence et qu’il ne faut rien cacher qui ne soit pas vital à cacher au risque de créer un sentiment de défiance.
Je m’aperçois alors que je viens de choquer mes amis NewYorkais qui m’exposent que la transparence n’est pas une posture mais une obligation et qu’une entreprise en crise est face aux media comme face à un tribunal et qu’elle ne peut reconstruire la confiance qu’en répondant pleinement à toutes les questions qui lui sont posées. Je les questionne et comprend que celà se passe vraiment comme celà outre-atlantique.
Je forme simplement le voeux que sur ce point ce soit la vieille Europe le précurseur et non le contraire…

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15 mai 2007 à 16:51
Mais est-ce que cela se passe réellement comme ça, ou avons nous affaire à une forme d’hypocrisie qui crée des victimes expiatoires pour faire croire en une transparence en réalité impossible … ?
Je ne suis pas certain que les entreprises US soient beaucoup plus transparentes que les entreprises européennes, à la limite pouvons nous critiquer la timidité de nos médias face aux entreprises (voir certains éditoriaux pcp plus sévères dans la presse anglo-saxonne), similaire à l’attitude timorée face aux politiques.
24 mai 2007 à 10:38
Il me semble, contrairement à l’avis de Gnaf, que les entreprises anglo-saxones sont plus exposées, plus contraintes d’exposer leurs pratiques, leurs prix, leur système managérial. Et ceci parce que la concurrence est plus ouverte, et exigée tant par les pouvoirs publics que par les consommateurs et les salariés. A voir…
25 mai 2007 à 17:21
cher pince-mi j’attends plus d’arguments pour me convaincre de la meilleure transparence des entreprises anglo-sax… A la limite grâce à l’espionnage via Echelon c’est airbus qui n’a rien à cacher à boeing, cf ce qui s’était passé au brésil il y a quelques années…