Radiothérapie, les limites de la transparence
15 juin 2007
Il est rassurant de constater qu’un fabricant de matériels de radiochirurgie a suffisamment de proccess de qualité pour déceler rapidement un dysfonctionnement et avertir immédiatement les autorités de santé.
Il est plaisant de voir ces dernières communiquer immédiatement et créer un numéro vert pour créer un lien avec 600 malades déjà parfaitement identifiables par les quatre hopitaux où ils ont été traités. Jolie opération de communication qui renforce la confiance du citoyen dans les décisions de santé prises par les Pouvoirs Publics.
Je me demande toutefois si la transparence à tout prix n’est pas parfois dangereuse. Oui il fallait à tout prix joindre les 600 patients pour s’assurer d’un éventuel besoin de soins complémentaires. Mais combien de malades vont maintenant refuser un traitement de radiothérapie souvent vital?
Je prêche depuis trop d’année sur l’importance de la transparence en gestion de crise pour ne pas me sentir interpellé par ses dérives. La vérité, oui, mais pas à n’importe quel prix…

Posté par 

15 juin 2007 à 16:39
L’éternel argument de l’effet pervers…
Cf. Deux siècles de rhétorique réactionnaire , Albert O Hirschman, 1991.
19 juin 2007 à 14:31
la transparence n’est pas une option, surtout dans ce cas. Si une telle information n’est pas transmise et sort (car tout sort un jour où l’autre) le scandale et les dégâts sont 10 fois pires… Et la méfiance des malades d’autant plus grande…
20 juin 2007 à 14:42
Il n’en demeure pas moins que la société qui a fabriqué ces appareils, Brainlab, n’a pas été pointée du doigt outre mesure dans cette affaire: ce sont les pouvoirs publics qui ont assumé médiatiquement… Ce qui est loin d’être toujours le cas quand un laboratoire pharmaceutique ou un établissement de santé privé doit annoncer une information du même type. Pour cette fois, les autorités ne se sont pas dispensées de toute la pédagogie nécessaire.