Cecilia Sarkozy sans carte de crédit ou le pouvoir du pic médiatique
7 juillet 2007
Il y a déjà eu les restrictions sur la taille des logements des ministres après la gestion calamiteuse de la crise Gaymard. Et voilà maintenant que quelques papiers suffisent à déposséder l’épouse du Président de la République d’une carte de crédit probablement utile lorsqu’il faut aller acheter en urgence de quoi remplacer le bouquet fané du salon dans lequel il faut recevoir la femme d’un chef d’Etat. Les fleurs fanées feront désormais l’affaire sans que le destin de la France n’en soit changé.
Mais la question que je me pose est la capacité de résistance que conservent encore les Pouvoirs Publics face à un pic médiatique. Si j’ai toujours été le premier à dire qu’il faut accepter de comprendre l’émotion collective qui se développe, souvent sans rapport avec la rationalité, celà ne signifie pas qu’il faut systématiquement céder face à quelques papiers parisiens.
La clef d’une bonne gestion de crise réside souvent dans l’appréciation pertinente de l’impact réel sur l’opinion d’un pic médiatique. Il ne faut jamais oublier qu’une information chasse l’autre et que la plupart des sujets ont une vie inférieure à 36heures. En allant trop vite, dans un souci légitime de se protéger, l’on se découvre et l’on fabrique les précédents de la crise suivante.

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7 juillet 2007 à 7:05
Certes mais personne n’a forcé Fillon, Mignon et les autres à présenter des versions différentes.
Je retiens la réaction de Fillon niant l’existence de cette carte et parlant de tactiques mesquines de la gauche… hé bein parfois en effet il vaut mieux se taire.
Et oui, bien sûr ça n’est pas grand chose, oui il y a eu pire avant. Mais je refuse que mes impôts puissent par un mode de paiement direct financer les déjs de Madame. Même Bernie n’avait pas osé.
7 juillet 2007 à 8:02
Code secret, on ne parle pas ici du fond, mais de la tactique de communication. Sinon chacun a le droit d’avoir son opinion sur l’utilisation de nos impôts, que ce soit pour entretenir une fille cachée dans un palais de la République ou pour déjeuner avec ses copines.
9 juillet 2007 à 5:12
la fille cachée l’était il y a 25 ans… rah ce que Mazarine a pu rendre service à la rhétorique de la droite !!
10 juillet 2007 à 17:17
Le fond m’intéresse aussi… désolé : une carte de crédit sans contrôle parlementaire, affectée à une personnalité publique dépourvue d’existence juridique, dans un cadre financier dont chaque projet de loi de finances rappelle combien il est opaque… Cela fait beaucoup ! Alors communiquer un peu avant ou un peu après, c’est bien égal !