Mattel : l’art de la confession tardive
2 octobre 2007
”Mattel endosse l’entière responsabilité dans ces rappels et je voudrais m’excuser personnellement auprès de vous, du peuple chinois et de tous les consommateurs qui ont acheté des jouets que nous avons fabriqué”
Thomas Debrowski, VP de Mattel devant les dirigeants de l’agence chinoise du contrôle qualité.
Mattel a en effet découvert que neuf jouets rappelés sur dix l’ont été à cause d’un défaut de conception. L’aveu tardif n’est que peu couvert par la presse puisque la crise est considérée par chacun comme finie.
Pendant ce temps, un sondage Sofres nous apprend que 95% des français ont eu connaissance du rappel de jouets chinois cet été et que le pays de fabrication d’un jouet est dorénavant, en France, un critère important, voire déterminant à l’achat.
Mattel passe entre les gouttes, mais au prix d’un risque incroyable.

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2 octobre 2007 à 16:59
Mais quel enseignement en tirer alors, Decryptor? Mattel est presque doublement perdant, parce que sur la phase 1 de la crise, ils sont quand même super impactés sur le thème “Mattel ils font tout faire en Chine et en plus c’est pas safe”
En phase 2 ça en remet une couche “Non seulement ils font tout faire en Chine mais leurs méthodes de fabrication ne sont pas bonnes”… Le bilan n’est pas brillant…
En tout cas Merci à Mattel de donner de si bons arguments de riposte aux chinois, le prochain qui a des pbs de sous-traitance aura du mal à se faire entendre !!!
2 octobre 2007 à 16:59
au fait : bon retour sur le blog, Décryptor
2 octobre 2007 à 17:03
J’aurais juste mis un ’s’ à “fabriqué”, ligne 3.
Je dois comprendre que c’est une bonne nouvelle pour l’industrie occidentale ?
De qui doit venir l’entreprise de restauration/instauration de la confiance des consommateurs dans l’industrie chinoise : de la Chine elle-même ou des fabricants occidentaux qui y sous-traitent leur production ?
2 octobre 2007 à 20:40
au final, peu de couv presse sur l’aveu de mattel, proprement hallucinant sur la durée de vie d’une crise ! La Chine devrait exiger des excuses nationales, mieux des dommages suite au préjudice d’image