Gautier-Savagnac où l’art de faire gérer sa crise par les autres
17 octobre 2007
Je suis assez admiratif de la sérenité avec laquelle DGS gère la crise en cours.
Son silence, ponctué de simples commentaires qui alimentent une image sereine, contraste avec l’agitation médiatico-syndicale.
Ainsi des dirigeants syndicaux qui affirment, probablement sans prudence, qu’ils n’ont jamais mangé de ce pain là, du MEDEF qui, en prenant ses distances, donne l’impression de “lacher” un des siens pour se protéger tandis que la presse émet hypothèse sur hypothèse.
Les faits seront ainsi probablement connus et décryptés avant que DGS ne se soit exprimé. Il sera alors considéré comme le simple acteur d’un système connu de tous en l’absence de régulation publique. Comme il n’aura pas essayé de nier maladroitement des vérités ou de démentir des rumeurs, il disposera d’un droit à la parole intact qui lui donne une chance réelle de s’en sortir.
Bravo, car il faut du courage pour tenir cette stratégie.

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17 octobre 2007 à 15:32
Une défense qui me rappelle celle de Chirac sur le financement du RPR : “il n’y avait pas de règles à l’époque, tout le monde faisait comme ça, c’est le contexte” (cf. Le Monde)…
Un peu léger quand meme !
17 octobre 2007 à 16:03
“Il sera considéré comme le simple acteur d’un système connu de tous en l’absence de régulation publique”.
C’est exact; mais cela n’a pas empêché Alain Juppé et Henri Emmanuelli d’être condamnés en leur temps pour avoir participé au financement de leurs partis politiques “en l’absence de régulation publique”.
Et, à la différence du financement politique, on va certainement demander à M.Gautier-Sauvagnac qui a bénéficié de l’argent liquide ainsi distribué.
Parler, et faire péter la bombe… se taire, et être condamné pour enrichissement personnel supposé… cruel dilemme !
24 octobre 2007 à 15:42
Certes, mais DGS est tout de même contraint et forcé à lâcher la tête des négociations, puis poussé à démissionner, ce qui n’est pas forcément la marque d’une situation de crise bien gérée. Quoiqu’il arrive désormais, ce digne “Monsieur”, volontiers arrogant, que nous connaissons bien, ne partira pas, pour dire le moins, avec les honneurs.
Et l’expression qu’il aime à employer, “de l’argent pour fluidifier les relations sociales” fait certes sourire les “élites” (qui savent depuis toujours que ce cash circule effectivement, et en quantité, et ce, précisément, depuis toujours), mais agace assurément les “vrais gens”, comme disait l’autre…
Cela dit, tu as as raison, cela aurait pu être pire: il aurait pu nier et là, effectivement, il était à coup sûr, à terme, médiatiquement puis politiquement et socialement “cuit”!
4 mars 2008 à 13:45
Quelques mois plus tard, le problème est inchangé quant au fond…mais devient aigü quant aux conséquences!