Crise Société Générale : ou comment perdre la confiance en voulant trop bien faire?
25 janvier 2008
Sur le papier, c’est un sans-faute : annonce le jeudi matin, avec présence de Daniel Bouton en radio, lettre d’excuse en presse le vendredi matin. Tout semble réglé et pourtant celà ne passe pas; chacun y va de sa supposition pour imaginer comment la Générale aurait maquillé la vérité.
Je fais partie de ceux qui ont du mal à croire qu’un dirigeant puisse mentir dans une situation aussi grave. Daniel Bouton et son équipe connaissent trop le rebond que celà provoquerait.
Alors pourquoi tant de doute?
Tout simplement parce que l’on a trop l’impression d’assister à une opération de communication bien orchestrée, que l’actionnaire ne peut entendre dans le même temps que cinq milliards viennent de s’envoler et que l’on sait qui l’a fait et qu’en plus ce n’est pas si grave que celà.
Tout simplement également parceque la technique du bouc -émissaire ne marche jamais lorsqu’il s’agit d’un sans-grade anonyme et qu’elle laisse l’impression d’une entreprise qui tente de se défausser de sa responsabilité.
Enfin parce que la vraie-fausse démission refusée par des administrateurs qui n’avaient bien évidemment pas de solution de rechange, ne convainc pas.
Gardons aux communications de crise un peu de spontaneité, elles seront plus efficaces.

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25 janvier 2008 à 17:01
Il ne s’agit pas de mensonge : il est clair que la soge a soldé ses positions avant d’annoncer le pb, ce qui a eu un impact sur les marchés concernés (futures). Bref des gens se sont fait plumer avec cette histoire. On leur reproche surtout de ne pas avoir soldé la crise correctement. j’ajoute qu’il ne faut pas non plus oublier les 2 milliards perdus sur le subprime !!! Bravo les champions !!!
D’autre part je trouve minable la bio que la sogé à nourri sur un “trader sans talent”. Il se trouve que pour un tocard il ne s’est pas trop mal débrouillé en créant une banque dans la banque, et les génies qui l’entouraient étaient bien aveugles…
28 janvier 2008 à 10:18
Nul ne m’a encore expliqué en quoi la prise de risque, même totalement démesurée, était “frauduleuse” ou illégale.
Quant à la thèse du “fou” et du système “qui marche sur la tête”, ce sera sans doute insuffisant pour restaurer le peu de confiance qu’a l’opinion envers le marché financier !
Est-ce parce que nous sommes si peu habitués au risque que nous recherchons immédiatement un homme, et un seul, pour porter la responsabilité de cette affaire ?
28 janvier 2008 à 18:13
Un “malveillant”, “sans talent”, “fraudeur”, “pervers” (tous aimables qualificatifs savamment diffusés par la Soc Gé), “seul” et contre lequel ont ne peut déplorer “aucun enrichissement personnel”… Si l’on remet dans l’ordre, cela donne “un malveillant pervers et fraudeur qui ne cherche pas à s’enrichir”. C’est peut-être là une autre raison pour laquelle l’opération de communication de crise de cette noble banque ne passe pas: ce portrait ne peut ressembler à personne!
30 janvier 2008 à 9:30
[…] française actuellement sous le feu des projecteurs, et dont on dit qu’elle communique très (trop) bien […]
30 janvier 2008 à 14:56
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